Qu'est ce que c'est la PMA et comment se déroule elle?

Les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) désignent les diverses procédures et techniques impliquant la manipulation en laboratoire d’ovocytes (œufs), de sperme et/ou d’embryons humains. Elles offrent un nouvel espoir aux couples infertiles ou à ceux qui n’ont pas répondu aux traitements médicaux traditionnels.

Lors de votre consultation initiale, vous rencontrerez l’un de nos spécialistes de la fertilité pour passer en revue vos antécédents médicaux et vos objectifs de constitution d’une famille. Nous demanderons ensuite des tests de diagnostic, une hystérosalpingographie (HSG), pour nous assurer que vos trompes de Fallope sont ouvertes et que votre utérus semble normal. Ces informations sont importantes pour nous aider à savoir quel traitement de fertilité sera le plus bénéfique pour vous.

Dans un deuxième temps, l’exploration du conjoint est primordial pour vérifier la qualité du sperme et l’existence de spermatozoïdes. En fonction de la qualité du sperme, votre médecin traitant choisira d’utiliser du sperme frais ou du sperme congelé (éjaculé, épididymaire, testiculaire au moyen de ponction).

Le traitement est effectué pendant un cycle d’ovulation. Le plus souvent, les patientes prennent un médicament pour stimuler l’ovulation et sont surveillés de près par des échographies et des analyses de sang régulières afin de déterminer le meilleur moment pour déclencher l’ovulation.

Une fois votre fenêtre d’ovulation déterminée, votre partenaire fournira un échantillon de sperme qui sera traité afin d’obtenir la meilleure qualité de sperme possible ou utiliser le sperme congelé. En fonction de la technique choisi, l’échantillon sera placé ultérieurement dans l’utérus ou au niveau de la trompe de Fallope. Le processus ne prend que quelques minutes.

Deux semaines après, vous ferez un test de grossesse pour vérifier si l’intervention a réussi. Si vous êtes enceinte, nous suivrons votre grossesse de près par des analyses de sang et des échographies. Si votre test est négatif, nous préparerons un nouveau cycle de traitement ou envisagerons une autre option thérapeutique.

 

Les différentes techniques de Procréation Médicalement Assistée

 

Bien que les procédures de PMA suivent généralement les étapes décrites ci-dessous, aucune approche n’est exactement la même pour chaque personne. Votre équipe soignante discutera avec vous de chaque option et de chaque étape dans les moindres détails. Elle discutera également des taux de réussite actuels qui peuvent s’appliquer à votre situation particulière.

En général, les procédures de PMA comprennent les étapes suivantes :

1- Stimulation ovarienne et prélèvement d'ovules

Les femmes dont la fonction ovarienne est normale produisent généralement un ovule par mois. Pour augmenter le nombre d’ovules matures disponibles pour la fécondation, les ovaires sont stimulés par des doses d’hormones soigneusement régulées, administrées par injection. Votre médecin surveillera votre réponse à ces préparations hormonales et suivra le développement folliculaire au moyen d’échographie et d’analyses de sang.

L’ovulation est déclenchée par des injections d’hormones. Une fois les follicules arrivés à maturité, votre médecin prélèvera autant d’ovules que possible.

2- Fécondation et transfert

La fécondation et le transfert peuvent être réalisés par plusieurs moyens:


La Fécondation In Vitro (FIV) implique une stimulation ovarienne et un prélèvement d’ovules. Peu de temps avant le prélèvement des ovules, un échantillon de sperme est collecté. Les ovules prélevés sont placés dans une boîte de laboratoire avec les spermatozoïdes mobiles, où la fécondation a lieu. Les ovules fécondés se développent pendant 3 à 5 jours dans un milieu de culture, dans un environnement contrôlé, et sont ensuite transférés dans l’utérus de la femme pour une implantation potentielle et le développement de l’embryon.


L’Injection Intracytoplasmique de Spermatozoïdes (ICSI) est un traitement efficace de l’infertilité masculine. Après le prélèvement des ovules, un seul spermatozoïde est injecté dans chaque ovule. Il est également possible d’aspirer les spermatozoïdes directement de l’épididyme ou des testicules, ce qui fait de l’ICSI est une option pour les hommes ayant subi une vasectomie ou pour les hommes souffrant d’une absence congénitale du canal déférent.


Le Transfert Intratubaire de Gamètes (GIFT) est similaire à la FIV, mais la fécondation a lieu dans le corps même de la femme. Après un prélèvement guidé par ultrasons, les ovules sont mélangés aux spermatozoïdes et transférés immédiatement dans la trompe de Fallope par laparoscopie. Pour les patientes ayant au moins une trompe de Fallope normale, le GIFT peut être une option.


Le transfert intratubaire de zygotes (ZIFT), une autre variante de la FIV, consiste à transférer des pré-embryons dans les trompes de Fallope 24 heures seulement après la fécondation in vitro. À ce stade, les ovules fécondés sont appelés zygotes.

3- La préservation de la fertilité

Diverses techniques sont aujourd’hui disponibles pour préserver la possibilité d’avoir un enfant à l’issue d’un traitement potentiellement toxique pour l’appareil reproducteur. 

Cryoconservation du sperme:
La congélation du sperme est pratiquée depuis environ 30 ans. Les échantillons sont recueillis par masturbation chez les personnes qui ont des spermatozoïdes matures (en général à partir de 12 ans). Néanmoins, dans plus de 10% des cas, le recueil peut poser problème compte tenu de l’état de santé du patient ou de son âge (jeune adolescent notamment). En outre, les caractéristiques du sperme (le nombre de spermatozoïdes et leur mobilité) peuvent être sévèrement diminuées du fait de l’état général du patient. Dans ces situations, un prélèvement chirurgical de spermatozoïdes directement dans les testicules peut être envisagé.
Après décongélation, les spermatozoïdes peuvent être utilisés pour une insémination intra-utérine ou encore pour une fécondation in vitro.

Conservation ovocytaire ou embryonnaire:

La cryoconservation permet de conserver des ovocytes et des embryons lorsque l’état de santé de la patiente ne permet pas une implantation (si la muqueuse utérine ne convient pas à l’implantation au cours d’un cycle stimulé, la cryoconservation permet le transfert pendant un autre cycle menstruel) ou une grossesse (les femmes confrontées à des procédures médicales affectant la fertilité peuvent également utiliser la cryoconservation pour conserver des embryons pour l’avenir notamment les patientes ayant un cancer) .

La technique de congélation utilisé est la « vitrification ». Cette technique de congélation ultrarapide consiste à plonger les cellules directement dans l’azote liquide, à ‑196°C, au lieu de procéder à une congélation lente comme pour le sperme. La vitrification évite la formation de cristaux qui altèrent l’ovocyte lors de la décongélation.

Dans certains cas, le délai nécessaire à la stimulation ovarienne ne peut être respecté compte tenu de l’urgence du traitement anticancéreux. Par ailleurs, en cas de cancer hormonodépendant, cette stimulation est théoriquement contre-indiquée. Dans ces situations, il est possible de prélever des ovocytes immatures (sans stimulation ovarienne), de les faire maturer in vitro, puis de congeler les ovocytes matures ou de les féconder en vue d’une cryopréservation embryonnaire.

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